/Une première exposition de photo du genre minimaliste à Kaboul

Une première exposition de photo du genre minimaliste à Kaboul

Shahab est un jeune photographe et cinéaste afghan. Depuis plusieurs années, dans les rues poussiéreuses et pleines de risque de Kaboul, il prend des photos avec des appareils empruntés. Dans cette ville stressante et violente, ce photographe cherche la tranquillité. Shahab capture des choses simples de la ville, telles que les détails de l’architecture urbaine et les façades des bâtiments. Il a récemment organisé une exposition de photos à l’institut français d’Afghanistan (IFA).

Intitulée « Induction »,  une exposition de photos en groupe a eu lieu en mars 2018 pendant deux semaines à l’Institut français d’Afghanistan. Cette exposition présentait 30 œuvres de six jeunes photographes afghans (Mohammad Shahab Islami, Mehdi Navid Haidari, Mohammad Sadeghi, Mohib Ali, Forhan Khalil et Hamid Reza Rahmani) réparties en trois genres : Fine Art, Minimalisme et Abstraction.

Mohammad Shahab parle je jour de l’ouverture de l’exposition

Chacun de ces photographes a pratiqué dans ces genres pendant plus d’un an. Pour mettre en valeur leur capacité et leur intérêt propre, Shahab a opéré la sélection des  œuvres et organisé l’exposition.

Mohammad Shahab Islami n’est pas photographe de guerre. Mais il veut promouvoir la photographie contemporaine telle Fine Art, Minimalisme et Abstraction parmi les jeunes photographes afghans. À part la photographie, il enseigne dans le domaine, fait de la critique des travaux des plus jeunes.

Le jour d’ouverture de l’exposition, de nombreuses filles et jeunes sont venus à l’IFA, certains d’entre eux se demandant avec curiosité ce que cela signifiait ? C’était la première fois à Kaboul, qu’une exposition de photo de ce genre de photographie contemporaine avait lieu. En Afghanistan, particulièrement pour la plupart des participants, ces genres représentaient quelque chose de très nouveau. Mais en Occident, ce genre-là est pratiqué depuis plus d’un demi-siècle.

Mohammad Shahab Islami explique : « l’exposition est le résultat d’une étude de huit mois sur les activités des photographes afghans dans les genres de la photographie contemporaine. Le but de cette exposition est de reconnaître les genres de la photographie contemporaine dans l’atmosphère artistique de l’Afghanistan. »

Ces jeunes photographes afghans sont le premier groupe qui représentent dans leurs travaux les genres Minimalisme, Fine Art et Abstraction en Afghanistan. Après la chute du régime Taliban, les photographes afghans ont privilégié le photojournalisme et l’approche documentaire. En ces temps-là, Reza Deqati, photographe franco-iranien avait également lancé une association éducative intitulée « Aeena/ Miroir » à Kaboul pour les jeunes Afghans passionnés en photographie. Maintenant, certains d’entre eux sont les meilleurs photographes du pays.

Une jeune Afghane regarde les tableaux

Mohammad Shahab Islami est né à Ghazni, une des provinces de l’Afghanistan. A cause de la guerre, ses parents ont immigré en Iran. Ce jeune Afghan a étudié la photographie et le cinéma en Iran. Depuis dix ans, il prend des photos dans les rues de Kaboul. Lorsqu’il a commencé sa recherche dans le domaine Minimalisme, il s’est avéré que la plupart des photographes afghans n’avaient pas de connaissance sur les genres mentionnés même s’ils prenaient ce type de photos. Ce type de pratique présentait l’avantage de sorir de la pression sociale, de favoriser le rêve et la pensée.

Shahab ce jeune de 26 ans n’a pas d’appareil photo. Quand il veut prendre des photos, il demande à ses amis de lui prêter leurs appareils.  « A  Kaboul, dit-il,  les gens n’ont pas un comportement normal avec l’appareil, ils en ont plus peur que de la Kalachnikov. »

Hassan Karimi – institut français d’Afghanistan

Dans cette exposition, il y avait 30 œuvres.

2018-04-16T11:21:52+00:00avril 16th, 2018|