Un artiste performeur à Kaboul

Elyas ALAVI, afghan

Livrer les souvenirs de son adolescence tourmentée, témoigner de sa vie en exile, dénoncer la douleur et le chagrin…dénoncer l’absence et la disparition des êtres chers… Autant de thèmes qu’Elyas aborde avec force et énergie d’esquisses et de paroles toujours plus aiguisées.

Après une période d’exil en Iran ou il poursuit ses études de poésie et de peinture, Elyas devient professeur de dessin à Machad où il enseigne durant 3 ans ; de retour à Kaboul en 2005, il entame sa carrière d’écrivain, dessinateur et designer pour différents magazines tels que “Khatt-e Sewom”, “Farkhar” and “Vatandar”.

Il présente plusieurs performances mêlant l’engagement physique et le verbe avec des poésies poignantes pour tous ceux qui ont subi l’obscurantisme.
Très vite il doit repartir pour l’Iran d’où il sera envoyé en Australie en tant que réfugié de l’UNHCR.

Installé à Adelaïde, il reprend ses études de peinture tout en poursuivant son travail artistique. Il présente 4 performances et une quinzaine d’exposition de ses œuvres. Son premier recueil de poésies, I’m a day-dreamer wolf, est publié en 2006 à Téhéran, suivi d’un second, Some Wounds, publié à Kaboul en août 2011.

En 2008, son 1er recueil de poésie remporte le prix du Young Poets’ Book of the Year, En 2005 et 2006, il est lauréat de l’Afghan Young Poets et il remporte le 1er prix de l’Annual Reporters Poetry en 2009.

Résidant à Adelaïde, il poursuit son master de recherche en arts visuels à l’Université du sud d’Australie.

Membre de la fondation Dorr-e-Dari il revient régulièrement à Kaboul pour donner des ateliers d’écriture et de lectures de poésies en afghan et en anglais, et organiser des évènements culturels avec les artistes locaux.